Adrien apprend lors d’un dîner de famille rébarbatif qu’il devra prononcer un discours lors du mariage de sa sœur. Si ce devoir l’importune, il reste dans l’immédiat moins perturbant que l’absence de réponse de Sonia – son ex – à son dernier SMS.
Lorsque les lumières s’éteignent dans la salle, le théâtre du Rond-Point se retrouve habité par une étrange pesanteur. Sur le plateau, échafaudages et projecteurs se font face dans un bain de fumée. Les murs, le sol et les débris qui s’y trouvent sont couverts de dessins ou de mots tracés à la craie. Ces mots, ce sont ceux d’Exécuteur 14 d’Adel Hakim.
Madelen, la nouvelle plateforme de streaming mise en place par l’INA, propose un divertissement audiovisuel gratuit pendant les trois prochains mois. Dans son vaste catalogue (films, émissions, concerts), on trouve aussi de nombreuses captations théâtrales. Parmi elles, une collection Comédie-Française, dont nous avons sélectionné les meilleures.
« A gay fantasia on national themes » : le sous-titre d’Angels in America contient à lui seul toute la dualité et l’originalité de la pièce que Tony Kushner rédige en 1991, une œuvre à la fois fondamentalement fantastique et ancrée dans une réalité dévastatrice.Dans le New York des années 80, le SIDA ravage la communauté LGBT+. Dieu a quitté le paradis et, en son absence, les anges tentent de maintenir l’ordre en invoquant l’inertie. Prior Walter, un jeune homme atteint du virus, est désigné comme interlocuteur direct entre le paradis abandonné et les Hommes. Messager divin, il est chargé de mettre fin au progrès humain.
Monsieur X est un homme âgé qui vit dans un appartement décrépi. Il se réveille du mauvais pied, s’apprête à répondre au cérémonial quotidien d’une journée solitaire. Rien d’énigmatique, à priori. Seulement, quelque chose détonne dès lors qu’il tente de se lever. L’univers balisé se met en branle, le lit devient un instrument de musique, et tous les objets, à sa suite, prendront vie. Quand Monsieur X est incarné par Pierre Richard, il ne peut pas être Monsieur Tout-le-monde.
Édouard Baer déboule au milieu du public : il joue une pièce dans le théâtre d’à côté mais à cause du regard mal placé d’un spectateur il a été pris de panique. Il s’est alors empressé, nous raconte t-il, de quitter le théâtre et s’est réfugié ici, avec nous. Il s’excuse élégamment de cette interruption et nous demande de lui accorder ce lieu de refuge le temps d’une soirée. Subtilement, il se fraye alors un chemin dans le public et se hisse sur la scène.
War horse est un roman britannique écrit par Michael Morpurgo en 1982. Il raconte l’histoire du jeune Albert qui se retrouve en possession d’un poulain qu’il nomme Joey. Rapidement, un lien très fort s’installe entre le jeune homme et l’animal. Lorsque la première guerre mondiale éclate, Joey est vendu à la cavalerie. Albert décide alors de s’engager dans l’armée dans l’espoir de retrouver son compagnon.
Benoit Solès adapte la pièce de Hugh Whitemore pour nous raconter l’histoire d’Alan Turing et son rôle durant la Seconde Guerre Mondiale. À travers ellipses et flashbacks, le metteur en scène Tristan Petitgirard retrace la vie du génie mathématicien, que le film The imitation game (avec Benedict Cumberbatch) avait fait connaître au grand public en 2015.
Les contes des Mille et une nuits version 2019, ça donne quoi ? Le metteur scène Guillaume Vincent s’attaque aux contes orientaux pour leur donner une dimension moderne, horrifique, érotique, sociale et politique. Sur la scène de l’Odéon, sa troupe d’acteurs s’attèle à jouer différents petits épisodes enchâssés dans le récit de Schéhérazade.