Disponible en exclusivité sur Netflix, Les Sept de Chicago, deuxième long-métrage réalisé par Aaron Sorkin, est un sommet d’écriture particulièrement prenant doublé d’un grand film d’acteurs, mais peine à donner à son histoire déchirante le vertige esthétique qu’elle mérite.
Thomas Vinterberg excelle dans l’art de filmer le point de non-retour. Cet instant de tension, au bord de la chute. Ses personnages sont semblables à des funambules tentant de sortir indemnes de cet exercice périlleux. Dans son nouveau film Drunk, c’est l’alcool qui devient moteur de passage entre ces deux états.
Yalda, une jeune femme iranienne de 22 ans, est condamnée à mort pour avoir, dit-elle, accidentellement tué son mari. Afin d’échapper à cette sentence, elle doit obtenir le pardon de la fille du défunt, en direct à la télévision.
Depuis la déferlante des productions A24 (Hérédité, The Lighthouse), le cinéma d’auteur horrifique continue de s’offrir une cure de jouvence, accordant une part de plus en plus importante aux femmes. C’est dans cette démarche que s’inscrit Relic, premier long-métrage de l’australo-japonaise Natalie Erika James, qui malheureusement ne tient pas longtemps le choc face à la concurrence.
Sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs l’an passé, Un pays qui se tient sage, premier film de cinéma du journaliste David Dufresne, tire à boulets rouges sur la police française et son mécanisme de répression. Un brûlot implacable et sans détour à côté duquel il ne faut surtout pas passer.
Actrice, scénariste, réalisatrice, chanteuse, écrivaine… L’artiste multi-casquettes Miranda July revient aujourd’hui avec Kajillionaire, son troisième long-métrage co-produit par Plan B (la société de Brad Pitt) qui donnera sans aucun doute du grain à moudre à ses détracteurs.
La rupture amoureuse ne peut être qu’à l’origine de sentiments intenses. Celle qui affecte Ondine (Paula Beer), au début du film, est ravageuse. Ce n’est pas une simple fin pour elle, c’est une trahison, et un abandon. Johannes (Jacob Matschenz) lui annonce qu’il la quitte. Mais l’histoire ne fait que commencer, et Ondine porte bien son prénom : selon la mythologie germanique, une ondine est une nymphe qui ne peut vivre parmi les hommes qu’à travers l’amour, et se retrouve contrainte de tuer son amant si jamais celui-ci la trahit.
Parachuté en catastrophe, un jeune garçon atterrit seul sur une île étrange. À peine reprend-il ses esprits qu’il est pris en chasse par une immense silhouette, aussi mystérieuse que menaçante… Une course poursuite aux allures de conte commence à travers les surprenants paysages de ce lieu inconnu.
« Le café et les cigarettes, ça va bien ensemble ». Cette sage sentence prononcée avec conviction par Roberto Begnini dans le premier des onze courts-métrages qui constituent Coffee and Cigarettes propose un bon résumé de l’ensemble du film : une suite de rencontres entre deux ou trois personnages autour d’une table, de deux tasses de cafés (ou plus) et de quelques cigarettes. Le casting est alléchant ; ce sont pour la plupart les acteurs fétiches du réalisateur qui viennent se prêter au jeu consistant à incarner, en le réinventant plus ou moins, leur propre personnage. Et le cocktail de nicotine, de caféine, et d’autodérision moulinées à la sauce Jarmusch fait des merveilles.
Dans Le Diable, tout le temps, adapté du roman de Donald Ray Pollock, le réalisateur Antonio Campos nous donne à voir le pire de l’Amérique rurale, des années 1945 à 65.