George Sand souhaitait que Gabriel soit joué au théâtre et pendant vingt-cinq ans, elle remania son texte pour qu’il puisse en être ainsi. Dans la salle du Vieux-Colombier, il n’y a plus de doute, il faut donner raison à l’autrice : Gabriel est un texte puissant, qui résonne d’autant plus lorsqu’il est clamé sur scène.
La quarantaine, Rachel jongle entre son travail de professeure de français, ses cours de guitare, les soirées entre amis et les rendez-vous à la synagogue avec son père et sa sœur. Elle n’a pas d’enfants, et n’a jamais ressenti le besoin d’en avoir. Mais lorsqu’elle entame une relation avec Ali, elle exprime bien vite le désir de rencontrer Leila, sa fille de quatre ans. Tandis qu’elle s’attache à la petite et découvre un ersatz au rôle de mère en tant que belle-mère, une envie nouvelle s’impose à elle : celle de vivre l’expérience de la maternité tant qu’il en est encore temps.
Tensions lors du tournage, promotion chaotique, les internautes suivent les rebondissements liés à la sortie de Don’t worry darling avec beaucoup d’intérêt. Quant à l’intérêt du film d’Olivia Wilde, on se pose la question…
Sur son lit de mort, Alfredo, roi sans couronne, est ramené à de lointains souvenirs de jeunesse et à l’époque où il rêvait de devenir pompier. La rencontre avec l’instructeur Afonso, du corps des pompiers,ouvre un nouveau chapitre dans la vie des deux jeunes hommes plongés dans l’amour et le désir, et à la volonté de changer le statu quo.
Les whodunit (de l’anglais « Who has done it ? ») ont décidément le vent en poupe. Après l’inventif À Couteaux tirés et la récente – et fade – adaptation de Mort sur le Nil,Coup de théâtre réinvestit ce genre dans lequel l’enquête policière prend les traits d’une énigme ludique pour le spectateur.
Simon et Charlotte sont d’accords : leur relation en est une purement sexuelle. Sans attache, ni engagement. Après Les choses qu’on dit, les choses qu’on fait, Emmanuel Mouret prouve de nouveau qu’il maîtrise les rouages de la comédie romantique à la perfection.
Portugal, Angola, Cap-Vert. Trois espaces, cultures et peuples à travers lesquels Pippo Delbono examine les racines de l’acte d’aimer. Car ce n’est pas tant l’amour en soi qui fascine le metteur en scène mais ce que l’humain en a fait : une idée, un idéal, un besoin, jusqu’à une maladie.
Dans son précédent film Proxima (2019), Alice Winocour s’emparait de ce qui est devenu un genre cinématographique à part entière, le film d’astronaute, pour mettre en scène un drame autrement plus intime que ce que son schéma générique présuppose d’ordinaire, loin de tout enjeu scientifique ou de survie, celui de la douloureuse mais nécessaire séparation d’une mère et sa fille. Si Winocour congédiait alors l’attrait du spectaculaire pour ne montrer que l’exigeante phase de préparation au voyage spatial, c’est cette fois-ci à l’après, aux séquelles d’une catastrophe, qu’elle dédie son récit et sa caméra dans Revoir Paris.
Remarqué cette année à Cannes, le film de Lola Quivoron, Rodéo, apparaît comme un symptôme d’une pathologie globale qui semble ces dernières années avoir atteint plus spécifiquement le cinéma français.
Vicky est une petite fille avec un odorat tout à fait extraordinaire, pour ne pas dire fantastique. Lorsque la sœur mystérieuse de son père vient s’installer chez eux, une étrange odeur lui permet de retourner dans le passé et d’en apprendre plus sur elle…