Revisiter les grandes figures littéraires ou historiques pour la télévision est un passe-temps qui s’est avéré productif pour Steven Moffat et Mark Gatiss. Après avoir fait apparaître ces personnages dans leurs épisodes de Doctor Who et adapté la vie de Sherlock Holmes au XXIe siècle, le duo britannique revient cette année avec leur très attendue adaptation de Dracula.
En réalisant sa nouvelle mission à Los Angeles, Barry (Bill Hader), un tueur à gages, se réfugie par inadvertance dans un cours de théâtre. Il y fait la connaissance de Gene Cousineau (Henry Winkler), un professeur, et de son groupe d’élèves. Immédiatement, une passion pour le jeu prend forme chez le meurtrier.
Ben Platt avait fait ses débuts dans la comédie musicale acclamée The Book of Mormon à seulement seize ans. Il s’était ensuite définitivement affirmé comme l’un des talents les plus prometteurs du théâtre musical en interprétant le rôle principal dans Dear Evan Hansen. L’enfant prodige de Broadway fait cette semaine ses débuts dans l’univers de la série télévisée avec nul autre que Ryan Murphy, le créateur de Glee, American Horror Story et American Crime Story. Dans The Politician, le jeune homme campe le rôle de Payton, un riche lycéen dont l’ambition la plus chère est de devenir président des États-Unis. En attendant de voir son rêve présidentiel s’accomplir, il se consacre à remporter l’élection de son lycée.
La série créée par Sam Levinson et produite par Drake reprend un thème sur-exploité du monde télévisuel : les frasques d’un groupe d’adolescents américains. Alors qu’une série comme Sex Education prônait la représentation des minorités par souci de bien-pensance propre à l’aspect grand public de sa plateforme, la création d’HBO s’adresse à un public plus averti et propose des personnages divers dont les différences ne constituent pas leur seul intérêt. Euphoria s’attelle avec brio à briser les codes établis par ses prédécesseurs et déconstruire les relations amicales, amoureuses, sexuelles et familiales des lycéens du XXIe siècle.
En 1963, l’architecte Walter Gropius reçoit chez lui une journaliste de Vanity Fairpour revenir sur les origines du Bauhaus. Il plonge alors dans le souvenir des premières années de l’école d’art qu’il créa en 1919 à Weimar, dans une Allemagne en pleine mutation, et de la révolution artistique qui s’ensuivit. Très vite interrogé sur le manque de place faite aux femmes dans son institution, il se souvient en particulier de l’une de ses élèves, l’artiste méconnue Dörte Helm.
A l’origine un one woman show joué à Londres puis à Broadway, Fleabag est adapté en 2016 sous forme de série en Angleterre par la BBC, avant d’être diffusée aux Etats-Unis sur Amazon et de connaitre cette année un remake français sur Canal + (Mouche).
Sans être enceintes, quarante-trois femmes partout dans le monde accouchent au même moment. Sept de ces enfants aux capacités spéciales sont adoptés par un riche inventeur américain, formant alors the Umbrella Academy, un groupe de justiciers masqués. Des années plus tard, la mort de leur père va les réunir une nouvelle fois – si cette dernière leur paraît suspecte, les héros n’ont pas le temps de s’y intéresser avant d’apprendre que l’apocalypse ne saurait tarder et qu’ils ont pour tâche de l’arrêter. The Umbrella Academy s’intéresse donc aux relations conflictuelles au sein du groupe parallèlement à cette intrigue apocalyptique.
La série Patrick Melrose est adaptée des livres d’Edward St. Aubyn, dans lesquels il raconte sa propre vie à travers le personnage fictif de Patrick Melrose. Violé par son père dès l’âge de cinq ans, il tente de faire face aux traumatismes de son enfance en se réfugiant dans la drogue et l’alcool. C’est après la mort de son père et une tentative de suicide qu’il décide finalement de reprendre en main sa vie et d’affronter ses démons, tant bien que mal. La mini-série de cinq épisodes nous permet de suivre la vie de Patrick, déjà adulte, entremêlée de flash-backs de son enfance. Ce faisant, le créateur de la série David Nicholls peint un portrait glaçant de l’aristocratie britannique.
La nouvelle série Netflix du moment met en scène Otis, un jeune adolescent en conflit avec sa sexualité naissante et sa mère Jean, une sexologue pour le moins extravertie. Alors que tous les jeunes de son collège ont également du mal à gérer cette période des premières fois, Otis décide de marcher dans les pas de sa mère et d’ouvrir une clinique pour tenter de trouver des solutions à leurs problèmes.
Legion est l’une des nombreuses séries Marvel à avoir envahi nos petits écrans dans les dernières années, mais une des rares à ne pas être diffusée et produite par Netflix. Pour raison, la série est assez sombre et plus expérimentale que les précédentes, aussi bien dans sa forme que son fond. Elle suit le parcours de David Haller (nom de super-héros : Legion), un jeune homme aux pouvoirs étranges, apparement atteint d’une schizophrénie paranoïde et interné en hôpital psychiatrique. La série créée par Noah Hawley est diffusée sur FX (American Horror Story) depuis début 2017, avec une troisième saison déjà en cours de production. L’histoire de David n’avait ni été adaptée, ni évoquée dans la saga de films X-Men. C’est donc carte blanche pour Hawley qui nous livre une oeuvre tout à fait remarquable.