La mort de Staline

Au cinéma le 4 avril 2018

 

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Rupert Friend (Vasily Stalin), Michael Palin (Vyacheslav Molotov), Jeffrey Tambor (Georgy Malenkov), Steve Buscemi (Nikita Khrushchev), Jason Isaacs (Field Marshal Zhukov) © IFC Films

Basée sur le comic book du même titre, écrit par Fabien Nury et Thierry Robin, la comédie raconte l’histoire de La mort de Staline et les moyens employés par sa garde rapprochée afin d’obtenir le poste vacant de Secrétaire Général de l’URSS. Le film, typiquement « British », d’Armando Iannucci est délicieusement déjanté et différent.

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L’Île aux chiens

Au cinéma le 11 avril 2018

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© Twentieth Century Fox

Lorsqu’une épidémie de grippe canine frappe la ville de Megasaki le maire decide de mettre tous les chiens en quarantaine à l’écart sur une île. Atari, un jeune garçon, se lance alors dans un périple afin retrouver son fidèle chien Spots. Après Fantastic Mr. Fox, le deuxième long métrage d’animation du réalisateur américain est une vraie réussite. Le film qui a ouvert le festival de Berlin cette année, et permis à Wes Anderson de remporter le prix du meilleur réalisateur, est une fable touchante qui plaira à tous les ages.

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Wonder Wheel

Au cinéma le 31 janvier 2018

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Kate Winslet, Juno Temple et Woody Allen sur le tournage de Wonder Wheel ©Mars Films

Le pessimisme et la noirceur de ce nouveau film de Woody Allen rappellent à quel point le metteur en scène est un grand dramaturge : on pense sans cesse à Tennessee Williams devant les relations usées qui animent les personnages désillusionnés de Wonder Wheel. La trame est classique : Ginny (Kate Winslet) se morfond, actrice ratée désormais serveuse, en couple avec Humpty, mari violent (Jim Belushi). Elle s’éprend d’un maître-nageur aspirant à devenir écrivain (Justin Timberlake), mais leur relation est très vite troublée par l’arrivée de Carolina (Juno Temple), la fille d’Humpty, qui fuit un mari mafieux voulant sa peau. L’image remarquable de Vittorio Storaro se fait le miroir de l’âme des protagonistes : les couleurs éclatent de désenchantement, comme celles d’une carte postale surannée.

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Phantom Thread

Au cinéma le 14 février 2018

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Vicky Krieps et Daniel-Day Lewis dans Phantom Thread @ Universal Pictures International France

Au cœur du Londres raffiné des années 1950, le couturier Reynolds Woodcock (Daniel Day-Lewis, immense) habille les plus grandes familles mondaines et princières. L’exigence de son travail a bâti sa réputation et celle de sa maison. La perfection de son travail n’a d’égale que ses obsessions : il s’impose à lui-même un quotidien millimétré, partagé avec sa sœur (Lesley Manville). Bientôt, cette vie réglée et plutôt austère sera troublée par la venue d’une jeune femme, Alma (Vicky Krieps). Elle sera la muse du couturier, son modèle et sa femme. L’élément déclencheur d’une relation tortueuse et ambiguë qui fait peu à peu vaciller les émotions tacites du couturier.

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Rencontre avec : Colombe Savignac et Pascal Ralite

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Le premier film de Colombe Savignac et Pascal Ralite, Le rire de ma mère, fait le portrait d’un adolescent timide qui se cherche après le divorce de ses parents, avant d’être confronté à une réalité douloureuse. Les deux cinéastes sont revenus pour nous sur la création de cette œuvre à la fois tendre et bouleversante, actuellement en salles.

Quels ont été vos parcours respectifs avant d’écrire et réaliser ce film ?

Colombe Savignac : J‘ai d’abord fait des études de lettres et théâtre. J’ai toujours voulu écrire et mettre en scène mais je ne connaissais personne dans ce milieu donc j’ai commencé par être stagiaire mise en scène. Comme mes parents ne pouvaient pas me soutenir, j’ai bossé pendant 10,15 ans en enchaînant les tournages et je n’avais plus le temps d’écrire. Puis, à un moment j’ai réalisé que je n’avais pas envie d’être assistante toute ma vie, je savais que j’avais envie d’écrire mais je n’avais pas de vraie formation de scénariste. J’ai vu qu’il y avait ce concours pour les plus de 25 ans à la FEMIS alors je l’ai tenté et ai eu la chance de l’avoir. C’était une expérience super et je me sentais mieux, ça m’a appris que j’avais le droit d’écrire, que j’étais légitime.

Pascal Ralite : Très jeune j’étais aussi assistant mise en scène, j’avais fait quelques courts-métrages. Comme Colombe je ne suis pas issu d’une famille très riche, et c’est une leçon dont il faut vraiment tenir compte dans la volonté de faire du cinéma. Lorsque vous devez travailler pour vivre, c’est très complexe d’y associer la création. Ecrire et monter un film demandent énormément de temps, et pendant cette période si vous avez des parents qui peuvent vous soutenir c’est tant mieux, c’est une chance. Si vous n’en avez pas il faut trouver des solutions. C’est le problème de beaucoup de jeunes qui veulent travailler en tant que réalisateurs mais se retrouvent obligés d’être techniciens.

Ces expériences vous ont-elles aidé dans la création d’un premier film ?

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Masterclass – Oliver Stone

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Oliver Stone ©Pathé Distribution

Le Forum des images entame cette nouvelle année sous le signe de la politique et des mythes américains, en invitant le réalisateur de Platoon et Nixon, Oliver Stone, à l’occasion du programme « Le monde est Stone ». Touché par l’accueil qui lui a été réservé et par l’intérêt que le France porte pour ses films, Oliver Stone annonce d’entrée de jeu se sentir, aux Etats-Unis, « comme un exilé dans son propre pays ». Portrait, à partir de quelques extraits de sa masterclass, donnée samedi devant une salle comble.

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Three Billboards : Les panneaux de la vengeance

Au cinéma le 17 janvier 2018

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Frances McDormand (Mildred Hayes) ©2017 Twentieth Century Fox

L’enquête sur le meurtre de Angela Hayes avance trop lentement selon sa mère Milred Hayes, qui décide d’interpeler la police régionale grâce à trois panneaux publicitaires à l’entrée de la ville. L’histoire est saisissante, les dialogues sont choquants et justes. Le film, qui rappelle les grandes oeuvres de Tarantino ou des frères Coen, fait passer le public du rire aux larmes en quelques secondes et le tient en haleine jusqu’à la fin.

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England Is Mine

Au cinéma le 7 février 2018

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Jack Lowden (Steven Patrick Morrissey) ©Bodega Films

Mark Gill réalise un biopic sur la vie de Steven Morrissey à Manchester avant qu’il ne forme le groupe culte The Smiths. Jack Lowden interprète une jeune Morrissey qui peine à faire entendre sa voix et trouver son style dans une industrie musicale qui ne parvient pas à se renouveler.

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Moi, Tonya

Au cinéma le 21 février 2018

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Margot Robbie ©Mars Films

Dans les années 1990, Tonya Harding est la patineuse artistique qui fait la plus parler d’elle. Sa célébrité s’explique autant par ses exploits sur glace (elle est la première à réussir un « triple axel ») que par son lien avec l’agression de sa rivale Nancy Kerrigan, quelques mois avant les Jeux Olympiques de Lillehammer. Le nom de Tonya, que le film entend réhabiliter avec vérité, est à jamais associé à ce triste et inouï fait divers sportif qui l’obligeât à mettre un terme à sa carrière.

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The Greatest Showman

Au cinéma le 24 janvier 2018

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©Twentieth Century Fox France

Le film est inspiré de l’histoire vraie de P.T. Barnum, le premier à avoir l’idée de créer un spectacle en mettant sur scène des personnes différentes, soit le « freak show », qui deviendra par la suite le principe du cirque. Réalisé par Michael Gracey la comédie musicale retrace donc la vie de Barnum interprété par Hugh Jackman. Le film base beaucoup sur ses visuels épiques, mais les surcharge parfois un peu trop, donnant une impression de faux et de distance entre le public et ce qui lui est montré.

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