Summer White raconte le bouleversement que vit un adolescent lorsque sa mère, qui l’élève seule la plupart du temps, lui présente son nouvel amant. Si le premier film du cinéaste mexicain Rodrigo Ruiz Patterson emprunte un chemin connu, il le fait avec maîtrise.
Adapté de la première nouvelle du recueil Des hommes sans femmes de Haruki Murakami, Drive my car déploie son récit durant trois heures d’une grande intensité. Primé pour son scénario au dernier festival de Cannes, il confirme la place de Ryūsuke Hamaguchi (Senses, Asako I & II) parmi les grands cinéastes japonais contemporains.
Quatrième long-métrage de Cédric Jimenez, BAC Nord pourrait presque se voir comme le prolongement contemporain de son deuxième film, le divertissant La French (2014). En résulte un thriller policier ambitieux et bien ficelé mais qui néanmoins emprunte, au fil de son récit, une piste dangereuse…
Deuxième long-métrage de Farid Bentoumi, Rouge se veut être un Dark Waters à la française, reprenant à son compte le parcours dangereux d’un lanceur d’alerte (une lanceuse, en l’occurrence) à la recherche d’une vérité qui dérange. En résulte un thriller conscient plutôt bien ficelé.
Une jeune étudiante (Alice Isaaz) loue une chambre dans une grande maison appartenant à une femme plus âgée (Jacqueline Bisset). Cette dernière lui raconte son histoire d’amour avec son feu mari, dont la présence est encore palpable.
Pour l’éternité marque le retour de Roy Andersson sept ans après la fin de sa Trilogie des vivants, débutée par Chansons du deuxième étage (2000) et close par Un pigeon perché sur une branche philosophait sur l’existence (2014). Un long-métrage sombre et beau, qui a reçu le prix du meilleur metteur en scène à la Mostra de Venise.
Takako, Japonaise, vit à Aceh en Indonésie avec son fils Takashi, où elle aide le pays à se reconstruire après le désastre causé par le tsunami. Alors que sa nièce Sachiko vient leur rendre visite, en quête d’un lieu mystérieux photographié par son père décédé, leur aide est sollicitée : un Japonais apparemment amnésique semble avoir émergé de la mer.
Dans les quartiers nord de Marseille, Nora est entièrement dédiée à son quotidien. Aucun autre espace ne lui est donné : elle élève seule ses enfants, dont l’un d’entre eux est en prison, et travaille comme femme de ménage pour une compagnie aérienne qui ne lui permettra jamais de prendre les avions qu’elle nettoie. Avec ce nouveau film très personnel, Hafsia Herzi affirme son projet de cinéaste.
Écrite par Alexandre Dumas d’après Frédéric Gaillardet en 1832, La Tour de Nesle a été jouée des centaines de fois au théâtre. Il faut dire que son intrigue politique et œdipienne située sous le règne de Louis X offre un argument formidable à la fiction : Marguerite de Bourgogne, femme du roi, fait assassiner ses amants pour éviter que sa débauche ne s’ébruite ; les masques ne vont cependant pas tarder à tomber, d’autant plus que l’intrépide et intéressé Buridan ne laissera pas ce manège continuer encore…