À la suite d’un pacte financier manqué avec Ferrari, le constructeur automobile Ford décide d’imaginer une voiture de sport qui lui permettra de prendre la tête de la prochaine édition des 24 heures du Mans. Ce projet sera porté par deux hommes passionnés et déterminés, faisant de l’année 1966 un tournant dans l’histoire de la course automobile.
Victor (Daniel Auteuil) perd espoir un peu plus chaque jour. Archétype de l’homme vieux-jeu, le dessinateur s’acharne contre le tableau de navigation interactif de la Tesla et ne comprend pas le travail de son fils, chef de projet pour une plateforme numérique. Le lit conjugal est divisé : casque de réalité virtuelle sur une table de chevet, piles de livres sur l’autre. Marianne (Fanny Ardant), sa femme, qui se sent « vieillir plus vite » lorsqu’elle s’endort à ses côtés, entretient une relation avec son meilleur ami.
L’annonce du projet faisait doucement rire. Une fiction sur les Panama Papers, cet immense scandale d’évasion fiscale, diffusée sur Netflix, plateforme qui n’hésite pas à ne pas déclarer tous ses impôts ? The Laundromat aurait du mal à être pris au sérieux s’il n’était réalisé par un cinéaste aussi malin que Steven Soderbergh, et engagé, lui qui s’inspire régulièrement des arnaques financières, qu’elles concernent la pollution de l’eau (Erin Brockovich, 2000), l’agroalimentaire (The Informant!, 2009), l’industrie pharmaceutique (Effets secondaires, 2013) ou, récemment et déjà sur Netflix, le milieu sportif (High Flying Bird, 2019).
Yoko, une jeune journaliste japonaise, est chargée par sa chaîne de télévision de tourner un reportage sur l’Ouzbékistan. Elle et son équipe cherchent au jour le jour des sujets à filmer, errant d’un endroit à un autre à travers le pays. Mais la pression imposée par ses collègues et le dépaysement qu’elle ressent dans des endroits peu familiers lui pèsent de plus en plus.
Hors Normes raconte le quotidien de deux associations prenant en charge les cas d’autisme les plus complexes, et qui ont pour particularité d’employer comme éducateurs des jeunes en réinsertion. Olivier Nakache et Eric Toledano, huit ans après Intouchables, parlent à nouveau du handicap à travers une comédie humaniste portée par l’énergie du groupe et de la mixité sociale, mais ils ratent le coche par un excès de lieux communs.
Troisième film du duo Pierre Trividic et Patrick-Mario Bernard, L’Angle Mort fait partie de ces propositions inattendues dont le cinéma français a toujours besoin. Avec peu de moyens et beaucoup d’originalité, il relit le mythe de l’homme invisible à travers le parcours de Dominick, un employé d’une boutique de guitares qui possède ce don depuis l’enfance. Un pouvoir d’invisibilité que beaucoup chériraient, mais dont il se sert peu, à part pour épier les autres. Avec l’âge, il le fait d’ailleurs de moins en moins. À quoi bon être invisible si notre présence passe déjà inaperçue aux yeux de tous ?
Des événements étranges surviennent à Bacurau, village très pauvre perdu au milieu du nord-est du Brésil. Que font ces cercueils sur le bord de la route ? Et ces deux voyageurs qui arrivent pour demander à boire en toute innocence, alors qu’un camion-citerne vient d’être criblé de balles ? Il y a aussi ce drone, qui semble surveiller les faits et gestes des habitants… Ces quelques ingrédients, parmi d’autres, laissent poindre une terrible menace sur l’existence recluse des villageois, à qui l’on coupe l’accès à l’eau et, bientôt, à toute possibilité de communiquer avec l’extérieur.
Michael Engler, qui avait réalisé quelques épisodes de Downton Abbey, retrouve pour ce film le scénariste de la série Julian Fellowes. L’intrigue se situe immédiatement après le dernier épisode de la sixième saison : la famille royale, à l’occasion d’un tour du Yorkshire, s’apprête à séjourner à Downton Abbey. C’est donc en pleine effervescence que nous retrouvons la famille Crawley et leurs domestiques, ainsi que quelques nouveaux personnages.
Figure phare de la Nouvelle vague suédoise, Bo Widerberg est principalement reconnu pour les films qu’il réalisa au début des années 1960 (Le Péché suédois, Le Quartier du corbeau). Il entendait réagir contre tout un pan du cinéma de son pays, dont celui de son compatriote Ingmar Bergman, à qui il reprochait notamment de ne pas s’adresser à la jeunesse, et de privilégier la métaphysique à la politique. Moins suivi par la critique dans les années 1970, Bo Widerberg à néanmoins continué à produire un cinéma social, contestataire et à décrypter les rapports de force qui régissent les hommes. Avec Un flic sur le toit, sorti en 1976, il s’attaque à la question des violences policières.
Gatsby (Timothée Chalamet) et Ashleigh (Elle Fanning) s’apprêtent à passer un week-end en amoureux à New York : Ashleigh a décroché une entrevue avec un célèbre réalisateur pour le magazine de son université, l’occasion rêvée de faire une virée à deux dans la Grosse Pomme. Mais le programme romantique initialement envisagé par le couple d’étudiants sera perturbé par une interview plus longue que prévue, des retrouvailles avec la sœur d’une ancienne amie et un détour par un studio de cinéma…