
À Malte, Jesmark pêche à bord de son luzzu, barque en bois aux couleurs vives typique de l’île. Il poursuit la tradition familiale que met à mal le marché noir, auquel il tente de ne pas succomber…
Continuer à lire … « Luzzu »Au cinéma le 5 janvier 2022

À Malte, Jesmark pêche à bord de son luzzu, barque en bois aux couleurs vives typique de l’île. Il poursuit la tradition familiale que met à mal le marché noir, auquel il tente de ne pas succomber…
Continuer à lire … « Luzzu »Au cinéma le 29 décembre 2021

Lauréat du « prix de l’originalité » à Cannes dans la section Un Certain regard, Lamb, premier long-métrage du cinéaste islandais Valdimar Jóhannsson, n’aura pas volé sa récompense. Il aurait même mérité un prix de la bizarrerie tant il s’écarte de nos habitudes de spectateur, à l’image de Titane, par l’union des contraires, des différences de genre, de ton et de nature. Sur la Croisette en juillet, les monstres ont eu le vent en poupe et nous ont bien cahoté, parfois jusqu’à la nausée (le bébé voiture de Julia Ducournau a échoué à nous attendrir), parfois juste comme il faut. Lamb appartient à cette seconde catégorie, celle des œuvres qui suscitent un trouble bienvenu, une perplexité qui ne fait qu’affermir notre envie de cinéma.
Continuer à lire … « Lamb »
« Le cinéma de… » propose à une personnalité qui n’est pas issue du monde du cinéma de se confier sur ses goûts à travers un questionnaire. Rebeka Warrior, actuellement en tournée avec Mansfield.TYA pour l’album Monument ordinaire, est notre invitée.
Continuer à lire … « Le cinéma de… Rebeka Warrior »Il est toujours plus prudent d’attendre le dernier jour de l’année pour être certain de son classement des meilleurs films sortis ces douze derniers mois. Toute fin décembre, de nouvelles œuvres peuvent encore nous saisir et se loger quelque part où nous savons qu’elles resteront – ce qui n’a pas manqué avec Tromperie, réalisé par Arnaud Desplechin, en salles depuis avant-hier. Voici nos films préférés de cette année 2021 presque normale, riche en grands films du monde entier.
Continuer à lire … « Les meilleurs films de 2021 »Au cinéma le 22 décembre 2021

Judith (Virginie Efira) mène deux vies bien rangées. L’une avec un chef d’orchestre français et deux garçons, l’autre avec un compagnon qui habite Genève avec une fille. Son métier de traductrice lui permet de prétexter des déplacements réguliers en évitant de créer le soupçon… Mais combien de temps pourra-t-elle poursuivre cette existence dédoublée ?
Continuer à lire … « Madeleine Collins »
Laetitia Casta et Louis Garrel incarnent à l’écran un couple proche de celui qu’ils forment dans la vie. Dans La Croisade, joyeuse comédie utopiste en salles depuis hier, leurs personnages se retrouvent confrontés à l’engagement écologique de leur fils : il a vendu les objets de valeur de ses parents pour mener à bien un projet collectif qui vise à lutter contre le réchauffement climatique. Discussion autour de ce film qui ose aller au bout de son idée, et d’un fossé entre deux générations.
La Croisade a été présenté au festival de Cannes dans une nouvelle section dédiée à l’écologie. Cet engagement était-il à l’origine de votre propos ?
Louis Garrel : Faire des films militants n’est pas mon cheval de bataille. C’est Jean-Claude Carrière qui m’a dit un jour : « J’ai écrit une scène d’ouverture, dis-moi ce que tu en penses. » J’ai trouvé la scène brillante, c’est la première que l’on voit dans le film. À la fin de la scène arrive le thème : des enfants qui se passionnent pour le changement climatique. J’ai rétorqué à Jean-Claude : « Mais c’est faux ! Des enfants qui tout à coup penseraient à l’écologie, ça n’existe pas. C’est une invention de scénariste. » J’en ai parlé autour de moi, mes amis trouvaient aussi l’idée gênante, on n’y croyait pas. Dans son coin, Jean-Claude a continué à travailler le scénario et, un jour, on a entendu parler de Greta Thunberg. Elle a fait la grève puis 500 000 enfants se sont mobilisés dans un même mouvement. Incroyable. Ce qui est fou, c’est qu’aujourd’hui tout le monde dira « évidemment que les enfants sont impliqués », ce qui n’était pas du tout le cas il y a trois ans !
Laetitia Casta : C’est un sujet qui obsédait Jean-Claude à la fin de sa vie, une vraie conviction. Louis n’est pas lui-même engagé et j’aime beaucoup la fusion d’écriture qui s’est produite entre eux. Avec d’un côté Louis très romantique et de l’autre Jean-Claude très terre à terre.
La Croisade aurait pu être un film d’anticipation, mais c’est devenu une comédie d’actualité.
Continuer à lire … « Rencontre avec : Louis Garrel et Laetitia Casta »Au cinéma le 22 décembre 2021

Huit ans après la fin de la trilogie, Lana Wachowski est de retour avec Matrix : Resurrections. Keanu Reeves, Carrie-Ann Moss, quelques visages familiers et, surtout, des nouveaux venus à qui l’on doit beaucoup.
Continuer à lire … « Matrix : Resurrections »Au cinéma le 15 décembre 2021

Le romancier Arthur Dreyfus capte la relation névrotique qui lie l’historien du cinéma Noël Herpe à sa mère, Michelle Herpe-Voslinsky, en les mettant en scène à travers un dialogue riche en rebondissements. Une curieuse thérapie de couple.
Continuer à lire … « Noël et sa mère »
Il interprète l’alter ego du cinéaste Paolo Sorrentino dans La Main de Dieu, aujourd’hui sur Netflix, et pour lequel il a reçu le prix Marcello Mastroianni du meilleur espoir à la Mostra de Venise. Filippo Scotti est notre invité.
Quelle était votre relation au cinéma de Paolo Sorrentino avant de savoir que vous travailleriez avec lui ?
J’étais très jeune lorsque j’ai vu mon premier film de Paolo Sorrentino, L’Ami de la famille (2006). Ensuite, j’ai regardé tous ses films, je savais très bien qui il était. C’était un choc pour moi de me retrouver à travailler avec lui. Non seulement on m’avait donné le premier rôle, mais en plus j’avais la pression de jouer pour un grand réalisateur dont j’étais l’un des fans. Cette pression n’a duré que quelques jours, je suis ensuite passé à autre chose.
Comment s’est déroulé le casting de La Main de Dieu ?
J’ai reçu un mail en juin 2020 pour le casting d’un film dont le nom du réalisateur n’était pas précisé. J’avais ma petite idée : ma sœur avait lu quelques temps plus tôt un entretien avec Paolo Sorrentino dans lequel il parlait d’un film sur Naples. On s’est dit que ça pourrait être lui… Par ailleurs, il y avait un détail significatif. Normalement, au casting, on nous demande toujours d’enlever nos boucles d’oreille et de se raser la barbe ; là, il n’était pas question des boucles d’oreille et pour la barbe, si on avait des favoris, on pouvait les garder. Un indice supplémentaire. J’ai donc fait un premier essai, puis un deuxième en présence de Paolo Sorrentino, et trois autres ont suivi. En tout, il a dû y avoir cinq rendez-vous en l’espace d’un mois. C’était difficile et très beau à la fois, parce qu’à chaque fois Paolo me demandait de « sortir une vérité » sans trop me préoccuper du texte, pour voir qui j’étais vraiment.
C’est un rôle très intime pour Paolo Sorrentino. Dans quelle mesure est-ce qu’il vous a partagé ses souvenirs de jeunesse ?
Continuer à lire … « Rencontre avec : Filippo Scotti »Sur Netflix le 15 décembre 2021

Le cinéma de Paolo Sorrentino prend la forme d’une foule de fantasmes. Il projette une multitude de visions oniriques, étonnantes ou sulfureuses pour saisir le réel de biais, même lorsque les sujets sont directement politiques. Pour la première fois, le réalisateur revient sur l’origine de telles images, et de sa vocation elle-même : sa jeunesse dans les années 1980, qu’il dévoile à travers une superbe autobiographie.
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